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set 07

Ulysse était aède, pas professeur

15 juillet 2011

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…ou chercher des mots-clé.

Le premier est le mot « posture ». Penser à réfléchir à ce mot est  le début du chemin. Accepter d’y réfléchir en est une étape essentielle. Lu aujourd’hui un article dans la revue communication et langage qui propose d’analyser non seulement le déroulement d’un cours de langues mais aussi, dans le discours du professeur quand on lui demande d’expliquer sa démarche, la conviction ou les convictions dont il part implicitement ou non pour la mettre en oeuvre. Or ses convictions, si elles ne sont pas explicitées, peuvent empêcher cette réflexion sur la posture : si on est convaincu que pour que le cours se passe bien, c’est-à-dire en l’occurrence que les apprenants accèdent au savoir, il faut que les élèves dialoguent entre eux, cette absence de dialogue est analysé comme un échec et la réflexion du professeur va consister à les obliger à dialoguer sans songer à modifier ses convictions et partir de cette donnée sociologique (il s’agissait de Chinois apprenant le français). Si ce professeur considère que sa posture est d’un seul type, par exemple magistral, il est là pour se faire transmetteur entre une connaissance et un groupe d’élèves, tout ce qui viendra contre-carrer cette parole magistrale ne sera pas valable et donc pas pris en compte.

Ajout d’un mot-clé : conviction.

Premier effet terrible de l’outil numérique (le TNI) si l’on n’a pas réfléchi à la posture à adopter, donc à remonter sur ses convictions didactiques, pédagogiques, sociologiques et même parfois anthropologiques : renforcement du caractère magistral à sens unique de la parole et du discours par une monstration permanente (le I ne signifiant plus interactif mais imposé et inutile).

D’Ulysse, garder la ruse des mots et de Socrate, le dialogue, sous toutes ses formes =   arsenal pédagogique.

Pour moi : ne pas oublier de prendre la référence de chaque article lu…

Source: http://enseignant.hypotheses.org/29

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