Jet Li et les arts martiaux

Eté 1971, le destin amène Jet Li sur la voie du wushu

Quand il parle de son enfance, Jet Li se présente volontiers comme un enfant surprotégé par sa mère. A l’été 1971, il a 8 ans quand le gouvernement impose la pratique d’un sport aux enfants pour les occuper pendant la période de vacances.

Les sports sont attribués un peu au hasard, et Jet Li hérite du wushu (arts martiaux en chinois mandarin) : il va suivre 2h30 d’entraînement quotidien. Le destin vient de choisir de quoi serait fait l’avenir du futur acteur.

Son potentiel est rapidement visible, si bien qu’on lui demande de poursuivre l’entraînement après la rentrée des classes. Avec quelques autres enfants, il intègre l’Ecole des Sports de Pékin section arts martiaux sous la houlette de l’entraîneur Wu Bin.

9 ans, et déjà un phénomène des arts martiaux chinois

Jet Li enfant (prodige), Source : www.jetli.com

La trajectoire du jeune Li Lianjie ressemble à celle d’une comète : dès l’année suivante, il participe au premier championnat national de d’arts martiaux chinois. Un seul titre est en jeu, celui d’excellence. A 9 ans, Jet Li le remporte au nez et à la barbe d’adultes bien plus expérimentés que lui…

 

Suite à cette victoire, le jeune garçon s’entraîne à plein temps du lundi au vendredi : l’entraînement commence à 6h00 du matin, 1 minute 30 après le réveil. Après une heure de pratique, les élèves peuvent se brosser les dents, se laver le visage et prendre leur petit déjeuner.

De 8h30 à 12h, la pratique reprend en extérieur. Et même si l’après midi est théoriquement libre, les étudiants doivent régulièrement se donner en spectacle pour les touristes étrangers venus visiter l’école… La journée ne s’arrête pas ainsi puisque la dernière session d’entraînement, la seule en gymnase, se déroule de 19h30 à 22h voire 22h30…

Les conditions de l’époque sont rigoureuses en raison de la sévérité des entraîneurs. Lors d’un entraînement nocturne dans le noir total (absence d’électricité), Jet Li se blesse à la cheville sur un faux mouvement.

Nicolas Jucha

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